Happy birthday, Bulli ! La production de ce véhicule-culte de Volkswagen a démarré il y a 65 ans

Happy birthday, Bulli ! La production de ce véhicule-culte de Volkswagen a démarré il y a 65 ans

Un véhicule « bon à tout faire » devenu une légende, des croquis dessinés dans un agenda sont à la base de cette histoire à succès, 11 millions de véhicules de la série T ont été vendus de par le monde

Vendredi 13 mars 2015 — À 65 ans, le Transporter de Volkswagen n’en finit pas de courir... Sa production a démarré le 8 mars 1950. Dans les premières années, le Bulli a été fabriqué à Wolfsburg, puis, dès 1956, à Hanovre. Cette date marque également le début d’une « love story » automobile unique en son genre. Car, aujourd’hui, cette série de modèles dans son ensemble fait l’objet d’un véritable culte. Hippies ou artisans, tout le monde ne jure que par la famille T...

 

Tout commence en 1947 avec un croquis dessiné au crayon : l’importateur néerlandais, Ben Pon, aperçoit dans l’usine Volkswagen un simple véhicule à plateau* et part de cette idée de base pour dessiner sur une feuille de son agenda les grandes lignes d’un « transporteur » doté du patrimoine génétique de la Coccinelle.

 

* Ces « Plattenwagen » assuraient le transport de matériaux au sein de l’usine de Wolfsburg.

 

Deux ans plus tard, le directeur général de l’usine Volkswagen, Heinrich Nordhoff, présente quatre prototypes : deux fourgons, un combi et un minibus. L’un d’eux est destiné au fabricant de parfum 4711 à Cologne. Nordhoff promet que le Transporter sera aussi robuste que la Coccinelle et, comme elle, fera fi des compromis. « Ces véhicules ne vont pas être manipulés avec des gants blancs. Ils vont plutôt être traités sans ménagement. »

 

Les concepteurs du véhicule utilisent le moteur et les trains roulants de la Coccinelle. En lieu et place d’un châssis tubulaire central, le « bus » reçoit une carrosserie autoportante montée sur un châssis-échelle. Le moteur présente une cylindrée de 1.131 cm3 et développe 18 kW (25 ch) à 3.300 tr/min. Le bus peut transporter jusqu’à huit personnes. Il suffit de quelques manipulations pour déposer les deux rangées de sièges arrière et ménager un espace de chargement qui peut accueillir une charge utile d’environ 750 kg.

 

« En conséquence de quoi », déclare avec enthousiasme Alfred Haesner, responsable du département Développement technique au sein de l’usine Volkswagen de 1948 à 1952, « ce type de camionnette de livreur peut être utilisé pour toutes sortes de branches d’activité, les livraisons urgentes, le transport de marchandises, par exemple en tant que minibus, véhicule spécial, véhicule postal, ambulance, véhicule d’intervention... »

 

 

La production démarre le 8 mars 1950 dans l’atelier numéro 1 de l’usine Volkswagen de Wolfsburg. Dix exemplaires quittent chaque jour la chaîne de montage. À la fin de l’année 1950, 8.001 Transporter ont déjà été construits. La demande est énorme, d’autant que le véhicule est affiché à un prix de base de 5.850 DM qui le rend accessible aux artisans et aux commerçants. Rapidement, ce véhicule unique s’exporte avec succès. Les bus VW transportent absolument tout : de la ferraille et des gravats, du ciment et des briques, des petits pains et de la cire encaustique, des cigares et des journaux – absolument tout ce dont a besoin le « miracle économique allemand ».

 

En 1951 déjà, un bus Volkswagen doté d’un « Camping Box » (composé d’une armoire, d’un évier, d’un lit et d’un réchaud) est dévoilé au Salon de l’Automobile de Berlin. La camionnette de livraison à moteur arrière donne soudain la possibilité d’expérimenter une façon de voyager complètement différente. Pour la première fois, elle franchit les Alpes. Et en revient. Plus tard, elle gagnera l’Inde lorsque les hippies découvriront le Bulli.

 

Quatre ans après le lancement de la production, le 100.000e Transporter de Volkswagen quitte la chaîne de montage de l’usine de Wolfsburg. Entre-temps, 30 versions différentes ont vu le jour. La production journalière à Wolfsburg est désormais de 80 véhicules. Davantage n’est pas possible, car la production de la Coccinelle occupe déjà la pleine capacité de l’usine. Il apparaît de plus en plus clairement que le Transporter a besoin de sa propre usine.

 

Les travaux commencent au début du mois de mars 1955 à Stöcken, un quartier de la ville de Hanovre, où l’usine est entièrement construite en un an à peine. Les premiers Transporter « Made in Stöcken » sortent de la ligne de montage en mars 1956. C’est à ce moment que naît ce qui sera à l’avenir l’un des symboles des « années du miracle économique ».

 

À l’usine de Forest aussi...

 

Importé en Belgique à partir de 1950, comme en atteste une publicité d’époque des Anciens Établissements D’Ieteren Frères, le Transporter y est également produit. Dès le mois de février 1954, il est ainsi assemblé dans l’usine de Forest aux côtés de deux autres modèles Volkswagen entrés dans la légende : la Coccinelle et la Karmann-Ghia. En tout et pour tout, 16.560 exemplaires sortiront de l’usine bruxelloise de 1954 à 1962.

 

Année         Coccinelle  Transporter      Karmann-Ghia

1954           4.996          412                  -

1955           12.587        1.806               -

1956           12.929        2.211               -

1957           10.939        2.633               187

1958           18.129        1.506               411

1959           19.281        2.104               38

1960           23.113        3.176               -

1961           30.759        2.680               -

1962           61.145        32                    -

 

À ce jour, le nombre de véhicules de la série T, qui compte jusqu’à présent cinq générations, produits dans le monde avoisine les 11 millions. « Le lancement de la production du T1 marque le début d’une histoire à succès longue de plusieurs décennies qui est toujours d’actualité », déclare le Dr Eckhard Scholz, président du directoire de la marque Volkswagen Commercial Vehicles. « Aujourd’hui comme hier, le marché réclame des véhicules extrêmement fiables, polyvalents et uniques. Nous en fournissons qui sont de grande qualité et adaptés précisément à tous les besoins, et ce, que le véhicule soit destiné aux loisirs ou à être utilisé par un artisan, un commerçant, un prestataire de services ou une famille. »

 

La mise en production de la nouvelle génération du modèle, le T6, aura lieu cette année. En plus de la série T, l’usine de Hanovre construit à Stöcken le pick-up Amarok et les carrosseries peintes de la Porsche Panamera, ainsi que le véhicule de loisirs California à Limmer. Sur son site de Hanovre, Volkswagen Commercial Vehicles emploie quelque 12.200 personnes.

 

L’usine polonaise de Poznan, où travaillent 5.700 personnes, produit quant à elle le Transporter et le Caddy, et une nouvelle usine actuellement en phase de construction dans la ville polonaise de Wrzesnia accueillera le nouveau Crafter. En ce moment, la marque Volkswagen Commercial Vehicles emploie un total d’environ 19.500 personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Groupe Volkswagen

   Le Groupe Volkswagen, dont le siège est à Wolfsburg, compte parmi les plus importants constructeurs automobiles du monde et occupe la tête du marché en Europe. En 2011, ses livraisons ont augmenté pour atteindre 8,265 millions d’exemplaires (2010 : 7,203 millions), ce qui correspond à une part de 12,3% du marché mondial des voitures particulières.

   Plus d’une voiture neuve sur cinq (23%) immatriculées en Europe de l’Ouest provient du Groupe Volkswagen. En 2011, le chiffre d’affaires du Groupe était de 159 milliards d’euros (2010 : 126,9 milliards). Pour l’exercice 2011, le bénéfice après impôts a progressé pour s’établir à 15,8 milliards d’euros (2010 : 7,2 milliards).

   Le Groupe compte douze marques, produites dans sept pays européens : Volkswagen, Audi, SEAT, ŠKODA, Bentley, Bugatti, Lamborghini, Porsche, Ducati, Volkswagen Nutzfahrzeuge (véhicules utilitaires), Scania et MAN.

   Chaque marque a son propre caractère et agit en tant qu’acteur indépendant sur le marché. L’offre de véhicules va des citadines à vocation économique aux voitures de prestige. Dans le secteur des utilitaires, la gamme s’étend des pick-up aux bus et poids lourds.

   Le Groupe Volkswagen est également actif dans d’autres domaines industriels avec la production de gros moteurs diesel destinés à des applications marines ou stationnaires (centrales prêtes à l’usage), de turbocompresseurs, de turbomachines (turbines à vapeur et à gaz), de compresseurs et de réacteurs chimiques. Par ailleurs, le Groupe produit des systèmes de transmission spéciaux pour véhicules et pour turbines, notamment.

   Le Groupe exploite 99 sites de production dans 18 pays européens et dans 9 pays d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. Chaque jour, 501.956 personnes travaillent à la production de quelque 34.500 véhicules ou sont actives dans le domaine de la prestation de services liés à l’automobile, voire dans d’autres branches d’activité. Le Groupe Volkswagen vend ses véhicules dans 153 pays.

   L’objectif du Groupe est de proposer des voitures attrayantes, sûres et respectueuses de l’environnement, concurrentielles dans un marché toujours plus exigeant et qui s’imposent en tant que références dans leurs classes respectives.